Mon chien secoue la tête : que faire ce soir ?

Mon chien secoue la tête : que faire ce soir ?

Quand un chien se met à secouer la tête, à pencher la tête, ou qu’une oreille devient rouge, on panique vite. On pense “otite”, “épillet”, “acariens”… et on a envie de faire quelque chose tout de suite.

Le souci, c’est que sous stress, on fait souvent exactement ce qu’il ne faut pas : on touche trop, on nettoie trop, on teste un produit “pour voir”… et on finit par aggraver une irritation, ou par perdre les vrais signaux.

Ce soir, ton objectif n’est pas de “diagnostiquer”.
Ton objectif, c’est :

  • ne pas empirer
  • observer les bons signaux
  • savoir quand consulter

👉 Si tu veux une version guidée avec un cadre clair (quoi vérifier, quoi éviter, et quand consulter), tu peux la retrouver ici : accéder au guide complet


Pourquoi un chien secoue la tête ?

La plupart du temps, ça veut dire : “ça gêne” dans ou autour de l’oreille.
Et la gêne peut venir de choses assez simples… ou d’un problème qui nécessite un vétérinaire.

Situations fréquentes :

  • Irritation / inflammation légère (oreille un peu rouge, gêne ponctuelle)
  • Eau (après bain, pluie, toilettage, balade humide)
  • Accumulation de cérumen / saletés
  • Début d’otite (souvent rougeur + gêne, parfois douleur, parfois odeur)
  • Épillet (souvent après herbes hautes : secouage brutal et très gênant) -  si tu veux creuser ce cas : épillet après balade : comment le lire

⚠️ Important : ce n’est pas “la cause” qui t’aide ce soir.
Ce qui t’aide, c’est : est-ce que j’ai des signaux qui imposent de consulter ?


3 scénarios très courants (et comment les lire)

Scénario 1 : “Ça arrive d’un coup après une balade”

C’est le scénario qui fait penser à un épillet : herbes hautes, gêne brutale, secouage parfois très intense. Dans ce cas, l’erreur classique, c’est de “chercher dans l’oreille”. Non : tu risques d’irriter, de pousser plus loin, ou de transformer ça en combat.

Ce qui compte : est-ce que c’est violent, persistant, avec douleur ? Si oui : consultation.

👉 Lecture complémentaire : épillet ou simple irritation après la balade

Scénario 2 : “Après un bain / pluie / toilettage”

Une oreille humide peut déclencher irritation et secouements. Ici, beaucoup de gens se disent “je nettoie à fond”. Mauvaise idée : trop de manipulation + trop d’humidité = souvent pire.

L’objectif : rester au sec, ne pas tester un produit, observer l’évolution.

Scénario 3 : “Ça revient régulièrement”

Quand ça revient, c’est tentant de se dire “on va gérer à la maison comme la dernière fois”. Sauf qu’un problème d’oreille qui revient peut cacher une cause de fond (inflammation chronique, allergies, otites récidivantes…). Là, le meilleur réflexe est simple : ne pas bricoler à répétition. Fais cadrer ça par un vétérinaire.


Les signaux qui imposent de consulter (pas d’attente “72h”)

On ne “teste pas” quand certains signaux sont là.

Tu consultes rapidement (urgence ou RDV très vite) si tu observes :

  • douleur marquée : le chien couine, refuse qu’on touche, semble vraiment gêné
  • écoulement (surtout épais), ou oreille très humide sans raison claire -  si c’est ton cas : odeur / écoulement : quand ça devient sérieux
  • odeur forte qui apparaît (oreille qui “sent mauvais”)
  • tête penchée, déséquilibre, démarche bizarre, chien abattu
  • oreille très gonflée, très chaude, rougeur qui progresse vite
  • secouage continu et intense (le chien n’arrive pas à s’arrêter)

L’erreur n°1 : trop nettoyer (ou vérifier 15 fois)

Quand on voit une oreille rouge, on a envie de “nettoyer pour aider”.

Sauf que dans beaucoup de cas, plus tu touches, plus tu :

  • irrites la zone
  • déclenches secouage / grattage
  • perds l’information (tu ne sais plus si ça évolue naturellement ou à cause de ce que tu as fait)

C’est pour ça que l’approche la plus sûre, c’est rarement “agir fort”.
C’est agir minimal, puis observer proprement.

👉 Si ton doute principal est “je nettoie ou je laisse tranquille ?” : oreille rouge : faut-il nettoyer ?


Ce que tu peux faire ce soir (sans aggraver)

Objectif : calmer le jeu et garder l’oreille “lisible”.

Ce soir, tu restes sur du safe :

  • Évite l’eau (bain, douche, jeux dans l’eau) pendant 48h si possible
  • Limite les excitations (jeux très intenses) qui font secouer plus fort
  • Ne va pas “dans” l’oreille : pas de coton-tige, pas de grattage, pas de produits au hasard

Tu peux simplement :

  • regarder rapidement l’extérieur et l’entrée (sans explorer)
  • observer : rougeur ? odeur ? humidité ? douleur ?

Et ensuite : stop.

Les choses à NE PAS faire (même si on te l’a conseillé)

Parce que oui, tu vas entendre (ou lire) mille conseils. Et certains sont mauvais quand tu es dans l’urgence :

  • Coton-tige dans le conduit : tu peux irriter et pousser plus loin ce qui gêne.
  • “Je mets des gouttes pour voir” : tester masque les signaux et peut empirer une inflammation.
  • Nettoyage répété : tu crées un cercle “irritation → secouage → irritation”.
  • Bain / eau : rajouter de l’humidité n’aide pas les premières 48h dans beaucoup de cas.
  • Forcer le chien : tu crées stress + douleur + conflit. Mauvais pour la suite.

Le cadre “72h” : observer sans tourner en rond

Le piège des oreilles, c’est de passer 3 jours à “essayer des trucs” sans jamais savoir si ça va mieux.

Cadre simple :

  • une observation courte, à fréquence contrôlée (pas 10 fois par jour)
  • un objectif : voir une tendance (mieux / pareil / pire)
  • des règles : si certains signes apparaissent → consultation
  • une limite : si ça ne s’améliore pas, on ne continue pas au hasard

Ce n’est pas “attendre”.
C’est cadencer et décider.

Le mini test mental : “est-ce que ça empire si je ne touche plus ?”

Un repère utile :

  • si tu arrêtes de manipuler et que malgré ça le secouage augmente, qu’une douleur apparaît, ou qu’une odeur/écoulement se met en place → ce n’est pas un petit détail.
  • si en restant au sec et en évitant les manipulations, ton chien se calme un peu, c’est souvent un bon signe : tu lis mieux la situation.

👉 Si ton problème est surtout le soir / la nuit : secouage la nuit : comment l’interpréter


Les 3 choses utiles à surveiller (et les 3 inutiles)

Ce qui est utile

  • douleur (oui/non, stable/augmente)
  • odeur (absente / apparaît / augmente)
  • écoulement (non / léger / épais)

Ce qui est souvent inutile (et anxiogène)

  • regarder “à l’intérieur” trop loin
  • comparer des photos Google
  • changer 4 choses en même temps
  • tester un produit “pour être sûr”

Quand consulter si ça ne se calme pas ?

Règle de bon sens : si tu ne vois aucune tendance à l’amélioration, tu ne prolonges pas.

  • Si ça empire : tu consultes.
  • Si une odeur, un écoulement ou une douleur apparaît : tu consultes.
  • Si ça ne s’améliore pas dans une fenêtre raisonnable : tu consultes.

👉 Si ton chien se gratte l’oreille + secoue la tête, lis ce cas spécifique : se gratte + secoue : quoi regarder


FAQ — Les questions que tout le monde se pose

Pourquoi mon chien secoue-t-il la tête d’un coup ?

Parce qu’un élément le gêne dans l’oreille ou autour (irritation, humidité, saleté, inflammation, parfois corps étranger). Ce qui compte ce soir, c’est la présence de signaux rouges.

Comment savoir si c’est un épillet ?

Souvent : apparition après balade, secouage brutal, gêne intense. Mais on évite de “chercher dedans” à la maison. Si c’est violent ou persistant : vétérinaire.

👉 épillet après balade : comment le lire

Est-ce que je dois nettoyer l’oreille rouge ?

Dans beaucoup de cas : non, pas “à fond”. On évite le sur-nettoyage, on garde l’extérieur propre, mais on ne transforme pas la soirée en séance d’oreille.

👉 oreille rouge : faut-il nettoyer ?

Mon chien secoue la tête la nuit : c’est grave ?

La nuit, on le remarque plus. Ce qui compte : douleur, odeur, écoulement, secouage continu, tête penchée.

Comment savoir si mon chien a mal à l’oreille ?

Il évite qu’on touche, il couine, il se gratte, il se frotte, il penche la tête. Si la douleur est nette : consultation.

Et si j’ai peur d’un AVC ?

Un secouage de tête isolé avec gêne d’oreille fait surtout penser à l’oreille. En revanche, si tu vois perte d’équilibre, chute, regard bizarre, faiblesse d’un côté, abattement brutal : urgence vétérinaire.

Quand est-ce que je dois arrêter d’observer et consulter ?

Dès que ça empire, ou si odeur/écoulement/douleur apparaît. Et si ça ne s’améliore pas, on ne prolonge pas au hasard.


Conclusion

Ce soir, l’objectif n’est pas de “jouer au vétérinaire”.
L’objectif, c’est :

  • ne pas aggraver
  • observer les bons signaux
  • décider clairement quand consulter, grâce à notre méthode L’Avant-Véto™ .

👉 Si tu veux une version guidée avec un cadre clair (quoi vérifier, quoi éviter, et quand consulter) : accéder au guide complet.



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